Il sera bientôt l'heure de lever les feutres... Mais il faut bien les reposer quelquepart... Le Sri Lanka se débrouillera bien sans nous. D'ailleurs, le président (qui contrôle avec ses trois frères, 70% du budget du pays, éthique et transparence n'ont pas d'équivalent en cingalais...) vient d'annoncer qu'il allait engager 50 000 nouveaux militaires, en plein processus de paix. Les avis compétents se doutent bien qu'il va essayer d'écraser les 12 000 rebelles tamouls qui font suer tout le monde depuis 30 ans. Et ce, juste à temps pour les élections de 2010... Pourquoi se cacher? Ouin, l'opinion internationale n'aimerait pas. Quand on veut relancer son économie avec le tourisme...
Comment brimer les droits de l'homme et s'en sortir indemne:
Vous sortez un général de la retraite. Vous lui confiez la déportation de tamouls vivants dans un quartier populaire de la capitale. Il obtempère. L'ONU se plaint. Vous virez le général en prétendant qu'il n'a pas suivi les ordres et vous vous excusez du mal commis (sans réparation aucune). Le général retourne pénard à sa retraite dorée. Les tamouls sont dépossèdés, parqués à l'autre bout du pays puis abandonnés à leur sort.
Est-ce que ca va péter sous peu?
Nous ne serons plus là pour le voir de visu. Nous ne connaissons pas non plus la solution magique. Si le gouvernement finit par donner aux tamouls une partie du pays, cela aura été une belle bourde de ne pas l'avoir fait 30 ans plus tôt avant qu'on prenne les armes (au moins 60 000 morts). Et écraser une minorité ethnique ne me semble pas très noble (quoique le gouvernement à le feu vert international depuis que les Tigres sont considérés comme groupe terroriste par l'ONU). Je suis simpliste, la réalité est très complexe.
Bon, comme d'habitude, je dérape...
J'avais starté le laptop aujourd'hui pour vous annoncer une grande nouvelle. Après de multiples demandes d'emplois en tout genres, nous avons trouvé notre prochain nid. Nous rentrons au pays...
À mi-chemin entre St. John's et Québec, nous déménageons à Halifax!
Je me suis trouvé un bon travail pénard à la polyvalente française locale, je vais enseigner à un petit groupe d'handicappés en intégration. La moitié des cours avec moi, l'autre avec un groupe régulier. Ils étaient moins de dix l'an passé. J'aime la clientèle, j'aime les petits groupes, j'aime la région... Il sera aussi plus facile pour Lindsay de se trouver un travail là-bas. Décision importante et bien pesée, Montréal était notre deuxième choix mais n'importe quel poste à l'étranger nous aurait fait changer d'idée... (et nous n'avons pas abandonné Iqaluit...)
Quand je suis déménagé à St. John's après Pakuashipi, Halifax était ma deuxième option. Je savais que j'allais finir par y arriver un jour. Faut pas croire que j'ai pris la décision seul, Lindsay est très enthousiaste à l'idée (vous croyez que je pourrais la traîner dans un endroit contre son gré?). D'ailleurs, elle poussa pour la Nouvelle-Écosse autant que j'ai pu le faire... Seul regret, nous repoussons à encore un peu plus tard notre déménagement à Montréal...
Nous connaissons déjà Halifax, nous savons que nous allons nous y plaire. Le coût de la vie n'est pas trop élevé, les gens sympathiques, il y a plein de bons bands, des trails de hiking et l'océan en face...
Vous êtes tous invités bien sûr... (ben oui, c'est pas loin...)
Retour au pays à la première d'août... (faut pas penser qu'on s'emmerde ici, nous ne comptons pas les jours, en fait, on serait bien resté en Asie... Peut-être dans quelques années...)






